Endocrinologie gynécologique · Marrakech

Endocrinologie gynécologique à Marrakech : comprendre vos hormones

Des règles qui se dérèglent, une acné qui persiste, une pilosité qui apparaît, une grossesse qui tarde : derrière ces signes, les hormones sont souvent en cause, mais pas toujours là où on les cherche. À Marrakech, le Dr Oussama Rachid, gynécologue-obstétricien formé à la médecine de la reproduction, vous reçoit pour comprendre ce qui se passe, choisir les examens utiles et proposer un traitement adapté. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation.

Endocrinologie gynécologique à Marrakech : comprendre vos hormones

Pour aller plus loin

Les hormones du cycle : qui fait quoi ?

Le cycle est piloté par un dialogue entre le cerveau (hypothalamus et hypophyse) et les ovaires. Les hormones du cerveau, la FSH et la LH, stimulent les ovaires ; les ovaires fabriquent des œstrogènes, qui préparent l'ovulation, puis de la progestérone, qui prépare l'utérus à une grossesse. D'autres glandes interviennent : la thyroïde, les surrénales, et l'hormone prolactine.

Un grain de sable à n'importe quel niveau peut dérégler l'ensemble : c'est ce que l'on explore.

Quand consulter ?

Une consultation d'endocrinologie gynécologique est utile en cas de :

  • règles irrégulières, très espacées, absentes ou très rapprochées ;
  • acné persistante, pilosité excessive du visage ou du corps, chute de cheveux ;
  • difficulté à concevoir ;
  • écoulement du mamelon en dehors de la grossesse et de l'allaitement ;
  • bouffées de chaleur ou règles qui s'arrêtent avant 40 ans ;
  • prise ou perte de poids inexpliquée avec troubles du cycle.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Le SOPK est l'un des troubles hormonaux les plus fréquents chez la femme en âge d'avoir des enfants. Il associe, à des degrés variables, des cycles irréguliers liés à une ovulation rare, un excès d'hormones masculines (acné, pilosité) et des ovaires d'aspect polykystique à l'échographie. Il est souvent lié à une résistance à l'insuline.

La prise en charge dépend de vos priorités : régulariser les cycles, traiter l'acné ou la pilosité, concevoir, ou prévenir les complications métaboliques. Les mesures de mode de vie (activité physique, équilibre alimentaire, poids) ont souvent un effet important.

Règles absentes ou très irrégulières

L'absence de règles (aménorrhée) a des causes multiples : grossesse, stress, perte ou prise de poids importante, activité physique intense, SOPK, trouble de la thyroïde, excès de prolactine, insuffisance des ovaires, anomalie de l'utérus. Le médecin les recherche de façon logique, en commençant par un test de grossesse.

Une cause est presque toujours trouvée, et il existe des solutions : il ne faut pas attendre des mois en espérant que cela s'arrange.

Acné, pilosité et chute de cheveux

Ces signes peuvent traduire un excès d'hormones masculines (androgènes), produit par les ovaires ou les surrénales, ou une sensibilité particulière de la peau. L'examen et un bilan choisi permettent d'en trouver la cause. Selon le cas, un traitement hormonal ou anti-androgène peut être proposé, en complément de soins de la peau et d'une prise en charge dermatologique.

Ces traitements ne conviennent pas à toutes et demandent une surveillance : ils se décident en consultation.

Prolactine et thyroïde : deux causes fréquentes

Un excès de prolactine peut bloquer l'ovulation et provoquer un écoulement du mamelon : il est le plus souvent dû à un petit adénome bénin de l'hypophyse ou à certains médicaments, et se traite bien. Un trouble de la thyroïde (insuffisante ou trop active) peut perturber le cycle et la fertilité et se corrige par un traitement adapté.

Ces deux causes sont recherchées systématiquement en cas de cycle perturbé ou de retard de grossesse.

Insuffisance ovarienne prématurée et réserve ovarienne

Lorsque les règles s'arrêtent avant 40 ans, on parle d'insuffisance ovarienne prématurée. Elle demande un bilan, un accompagnement et une réflexion sur la fertilité et la protection des os et du cœur.

Le dosage de l'AMH, qui reflète le stock d'ovocytes (la réserve ovarienne), est parfois proposé : il renseigne sur la réserve, mais il ne prédit pas à lui seul les chances de grossesse. Il s'interprète avec l'âge et le contexte.

Le bilan hormonal : comment et quand ?

Un bilan hormonal est choisi selon votre histoire, jamais « à tout faire ». Selon la question posée, il peut comprendre FSH, LH, œstradiol, prolactine, TSH, AMH, testostérone et d'autres dosages. Pour certains dosages, le moment du cycle compte (souvent entre le deuxième et le cinquième jour des règles) ; d'autres se font à n'importe quel moment.

Précisez au médecin si vous prenez une pilule ou un traitement hormonal : ils modifient certains résultats. Le médecin vous explique chaque résultat et ce qu'il change.

Les traitements

Le traitement dépend de la cause et de votre projet : contraception hormonale à visée thérapeutique pour réguler un cycle ou une acné, traitement de la thyroïde, traitement de l'excès de prolactine, stimulation douce de l'ovulation en cas de projet de grossesse, prise en charge du poids et de l'insuline, traitement hormonal de la périménopause ou de la ménopause.

Le médecin présente les bénéfices, les limites et les effets secondaires de chaque option avant de décider avec vous.

Ce que nous ne faisons pas

Pas de « cure de rééquilibrage hormonal » par compléments ou par régimes miracles, pas de bilans multiples sans question précise, pas de traitement hormonal sans indication. Seuls les examens et les traitements utiles pour votre situation sont proposés.

Gestes et examens

Les gestes et examens liés à ce soin. Chacun est proposé après consultation, selon votre situation.

  • Bilan hormonal

    Comprendre un trouble du cycle ou de l'ovulation par des dosages choisis.

    • Règles irrégulières ou absentes
    • Acné, pilosité
    • Retard de grossesse

Questions fréquentes

Faut-il faire un bilan hormonal pour des règles irrégulières ?

Pas toujours d'emblée. Le médecin commence par l'interrogatoire, l'examen et parfois une échographie, puis choisit les dosages utiles.

La pilule soigne-t-elle le SOPK ?

Elle régularise les règles et peut améliorer l'acné et la pilosité, mais elle ne guérit pas le SOPK. D'autres mesures, comme l'activité physique et l'équilibre alimentaire, sont importantes.

À quel moment du cycle faire un bilan hormonal ?

Cela dépend des dosages : souvent entre le deuxième et le cinquième jour des règles pour certains, à n'importe quel moment pour d'autres. Le médecin vous le précise.

L'AMH mesure-t-elle la fertilité ?

Elle reflète la réserve d'ovocytes, pas la qualité des ovocytes ni, à elle seule, vos chances de grossesse.

Le stress peut-il dérégler les hormones ?

Oui, un stress important peut perturber le cycle de façon passagère. Mais il ne faut pas lui attribuer sans examen des règles absentes ou très irrégulières.

Peut-on tomber enceinte avec un SOPK ?

Oui, beaucoup de femmes y parviennent, parfois avec une aide simple pour déclencher l'ovulation.

À découvrir aussi

Contenu informatif : il ne remplace pas une consultation. Aucun résultat ne peut être garanti.

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